C’est une thérapie globale créée en 1976 par le Dr Richard MEYER, psychiatre à STRASBOURG, ayant pratiqué la psychanalyse, Docteur en sociologie et ethnologie. Elle s’inscrit dans une approche analytique de la personne, un mode de travail élargi du fait verbal au fait corporel. Cette démarche dans son originalité aborde l’humain dans sa triple dimension : psychique, corporelle et sociale. Elle se caractérise par une théorisation de la complexité humaine qui sert de support aux développements de la méthodologie et de la clinique en somatanalyse. Les messagers sont : FREUD, FERENCZI, REICH, BALINT, WINNICOTT,…
Elle se pratique en cure individuelle et en groupe.
Au niveau individuel, la somatanalyse adopte le setting de la psychanalyse :
- Divan et fauteuil en proximité du divan en face à face
- Analyse approfondie
- La communication verbale et visuelle. Durant cette phase, le somatanalyste peut utiliser un 3ème canal de communication par la main posée sur le corps de l’analysant (la matrice affective) qui a pour seule intention de faire circuler l’information.
André LIENARD, psychologue clinicien à NAMUR (Belgique) :
« …la somatanalyse est au centre d’une structuration du champ symbolique où le corps et les mots se superposent….Le corps est compris comme de même nature que le langage… ».
Richard MEYER, psychiatre :
« ….Il y a les mains pour le dire, les yeux pour le lire, et les mots …pour traduire…. ».
L’entretien préliminaire est indispensable (voir plus)
Les séances : 1 à 2 rendez vous par semaine.
La durée : 45 minutes.
Le coût, le cadre et ses règles : défini lors du premier entretien.
Au niveau groupal, elle ajoute l’expression et la communication par le corps à celle du verbe. L’unité de base de ce temps particulier est construite sur le cycle émotionnel :
- Une séance de trois à quatre heures
- Quatre séquences marquées par des scansions précises
- La non directivité de l’analyste.
Un travail d’analyse basé sur la non directivité (pas d’exercices corporels), l’association libre des idées, des mots et des gestes, la situation transférentielle et contre-transférentielle…. « …avoir l’audace de rencontrer et des gérer les émotions des participants…. ».
Le thérapeute s’inscrit dans cette capacité à travailler dans la dimension affective. « … Il entre dans une communication globale, simultanément verbale, visuelle et tactile, qui garantit l’ouverture affective. Il doit tout autant savoir respecter le cadre social de la thérapie avec ses règles et surtout savoir que le patient vient pour analyser… ».
Consultation individuelle par ailleurs.